Rédaction
: Ambroise Bouteille et Associés
1
- Des constats communs à toutes les associations
*
Au départ un objet large (culturel, promotion, sensibilisation),
voire flou.
Un projet insuffisamment défini
* Elles ont souvent une activité principale de soutien à
la commercialisation.
Cest un besoin essentiel des professionnels.
*
Le choix de lassociation pour :
- sa souplesse, sa facilité, son faible engagement,
- les perspectives daides (emploi aidés, subventions),
- les espoirs dexonérations fiscales.
* Une implication forte dun " noyau " de professionnels
fondateurs
- Voire le seul président.
- Une vie associative variable, axée sur lorganisation
dévènements.
- Cependant en moyenne 45 adhérents et 3 à 4 Conseil
dadministration par an.
- 50 % des associations nont que des professionnels métiers
dart comme membres ; 30 % ont aussi des amateurs.
- La moitié sur un seul métier, lautre moitié
interprofessionnel
- Axée sur la création (72%), la tradition (42%),
la restauration (25%)
* Une certaine incompréhension dans les échanges avec
les partenaires publics
- Même si les collectivités sont partenaires à
74%, et les chambres consulaires à 47 %
- On constate une difficulté de langage et dintégration
dans les mécanismes administratifs et dans les politiques
publiques.
- On repère le sentiment que cest aux partenaires de
sapprocher des associations.
* Un problème général de professionnalisation
et de rémunération des permanents
- Vendeurs, gestionnaires, chefs de projet, monteurs dexpositions,
etc
- en moyenne 1,3 salariés contre 1,7 pour les associations
en général
- Avec la limite du bénévolat et le manque de compétences
des professionnels métiers dart pour certaines actions.
2.
Des problèmes spécifiques à certaines activités
A.
La commercialisation
*
Une difficulté à faire fonctionner des structures
collectives (espaces de ventes permanents marchés
salons
)
- Des marges volontairement basses donc insuffisantes.
- Un manque de professionnalisme " commercial " (sélection
et présentation des productions, techniques de vente, prospection
).
*
Un choix de statut, lassociation, qui nest pas forcément
adapté pour la commercialisation
- Structure de décision collective.
- Faible responsabilisation des adhérents (comparativement
à des associés).
- Confusion entre fournisseurs et administrateurs.
*
Un risque de requalification en activité lucrative donc
fiscalisation
- Règle des 4P
- A priori, la commercialisation de productions de professionnels
est considérée comme une activité étant
lucrative.
B.
Le développement culturel et la sensibilisation
*
Des actions fréquentes
- Evénements (68%), expo sans vente (49%)
- Des initiatives très innovantes de collaboration avec des
artistes (spectacle vivant par exemple) permettant de faire apprécier
les métiers dart par " lémotion "
- Le souhait de sortir de la seule image " patrimoine "
pour montrer la " création ".
*
Des résultats :
- Difficiles à mesurer (retour qualitatif, indirect)
- En deçà des investissements personnels réalisés
par les professionnels.
- Un manque de retour économique de ces actions.
- Mais cependant un retour personnel enrichissant par les échanges
avec le public et les autres professionnels.
*
La sensation dune certaine " absence " des partenaires
publics
Sagissant dactions dintérêt général
(sensibilisation, publics défavorisés), le soutien
des pouvoirs public semblerait particulièrement justifié.
C
- Le développement local et le soutien aux professionnels
*
Un développement plus récent mais en croissance
- Pôle métiers dart (21%), participation à
un programme régional de développement (13%)
- Une aide aux professionnels : défense 30%, formations 26%,
rencontres professionnelles 26 %
*
Le risque dêtre le " faire valoir " de collectivités
- Labsence de professionnels dans de nombreux projets mis
en place par les collectivités.
- Un foisonnement de projets dont beaucoup sans viabilité
et sans besoin exprimé par les professionnels.
- La fragilité des associations exclusivement locales consacrées
à ces projets.
3
-Des recommandations, des pistes de travail
*
" Reconvoquer le projet associatif "
- rediscuter régulièrement des buts réels de
lassociation.
- trouver le statut adapté en fonction des objectifs qui
peuvent évoluer.
*
Mobiliser les adhérents mais limiter le bénévolat
" sacrifice "
- assurer une vraie vie de lassociation ;
- tenter de limiter les trop fortes implications personnelles et
financières des professionnels bénévoles, même
si le bénévolat est la base de lassociation.
- envisager de véritables dédommagements des dirigeants
très impliqués (défraiement, salaires, vacations
),
en se méfiant des fortes contraintes fiscales et sociales,
parfois interprétées variablement en fonction des
lieux et des interlocuteurs de ladministration.
*
Professionnaliser et rémunérer les intervenants
- Mobiliser les aides à lemploi (CES, CEC, alternance,
emploi jeune) mais en respectant leurs contraintes (pas de commercialisation
sur les CES, tutorat et formation, maintien des postes, etc.)
- veiller à mettre en priorité la compétence
pour le poste et non lavantage du contrat ou le relationnel.
- Bien articuler les rapports des salariés avec les professionnels
administrateurs : ces derniers sont les dirigeants et les employeurs
- Partager des postes entre plusieurs associations (mais impossible
sur certains emplois aidés)
*
Mieux mobiliser les partenaires publics et politiques
- Connaître en préalable les objectifs des partenaires
et voir les points sur lesquels le projet sinscrit.
- Profiter plutôt que subir la double affiliation culture/artisanat
- Présenter si nécessaire plusieurs dossiers pour
un même projet
- Sadapter à " leurs concepts / langage "
sans sattendre a priori à linverse
Pour autant ne pas " perdre son âme " au fil des
différentes demandes
- Respecter les formes dans les demandes : clarté et précision
des dossiers, délai et période de soumission, etc.
- Respecter les procédures de contrôle : suivi budgétaire
détaillé, exercices budgétaires, etc.
- Utiliser des possibilités offertes : retroactivité,
avances, programmes régionaux
*
Faire reconnaître le rôle culturel, social et économique
indirect des associations métiers dart.
- Valoriser davantage les effets induits des activités
métiers dart dans la vie locale
- Montrer aux partenaires les apports de valeur (savoir-faire traditionnel,
création, etc.) dont sont porteurs les métiers dart
- Insister sur les effets positifs concernant le " lien social
"
*
Sintéresser aux démarches du " tiers secteur
" et " léconomie sociale et solidaire "
- Envisager des outils alternatifs pour le financement des
projets (exemple des CIGALE, boutiques de gestion)
- Voir les nouvelles mesures en cours
- Si pertinent, insérer sa structure dans ce secteur
A - La commercialisation
*
Sans doute deux possibilités pour la commercialisation
- Faire reconnaître cette activité comme partie intégrante
de la promotion et de la sensibilisation et négocier collectivement
ce principe auprès de ladministration afin que la vente
collective de productions métiers dart ne soient pas
soumise aux impôts commerciaux.
Le
secteur des métiers dart est un des rares secteurs
où les professionnels créent des associations pour
assurer collectivement leur survie économique.
Cette commercialisation collective fait partie intégrante
de la promotion des productions métiers dart en sensibilisant
et informant le public (action culturelle)
Et / ou
- Définir pour le gérer une structure plus commerciale,
séparée de lactivité associative
*
Sassurer des problèmes fiscaux
- Sectoriser lactivité commerciale (séparation
comptable)
- Créer une filiale (SARL par ex)
- Négocier au niveau fédéral et syndical avec
ladministration, sur les modalités dapplication
B - Le développement culturel et la sensibilisation
*
Développer les échanges, les collaborations entre
associations
- mise en commun de compétences,
- Rentabiliser les expositions ponctuelles en les faisant tourner
*
Rechercher des collaborations avec
- les artistes
- les partenaires de linsertion,
- les compétences externes bénévoles (parrainage,
)
- lintégration de jeunes professionnels
*
Rechercher plus particulièrement pour cette activité
le financement public
*
Innover dans les activités
- Spectacle vivant
- Formation du public
- Insertion, etc.
*
Rechercher des retours économiques
ex : droit de présentation des expositions, droit dentrée
des visiteurs, etc.
C - Le développement local et le soutien aux professionnels
*
Faire en sorte que les professionnels soient systématiquement
impliqués dans les projets avec les collectivités
locales
- Voire être à linitiative de certains projets
- Faire partie systématiquement des comités de pilotage
- Eviter dêtre seulement le faire valoir dans les politiques
de développement local
- Se regrouper localement et régionalement et faire partie
des structures représentatives nationales
*
Mobiliser un large partenariat sur les projets
*
Décloisonner les domaines
- culture, urbanisme, économie, tourisme, etc.
*
Prévoir plusieurs volets
- Expositions, implantation dateliers, événements
*
Simpliquer sur la durée, le long terme, assurer
la pérennité des projets
*
Rechercher un chef de projet très compétent et le
rémunérerD - Coordonner à un niveau fédéral
*
Assurer une représentation nationale des associations métiers
dart auprès des pouvoirs publics
*
Sinsérer dans la vie associative nationale pour influer
sur lévolution du monde associatif
- Statut de bénévole
- Fiscalité, etc.
- Coordonner et mettre en réseau les actions locales et régionales